Cathédrale gothique · Patrimoine mondial · XIIIᵉ — XVᵉ s.
La Cathédrale de
Reims
Reims · Marne
The story
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Vingt-cinq rois de France ont été sacrés ici. Et en septembre 1914, un obus allemand a mis le feu aux échafaudages — et au toit. La cathédrale a brûlé pendant trois jours.
L'histoire commence en 496, quand l'évêque Rémi baptise Clovis et fait de Reims, par cet acte, le lieu de naissance de l'union entre la royauté franque et le christianisme. Une première cathédrale, puis une autre, puis encore une autre. Celle qu'on connaît aujourd'hui est commencée en 1211 — gothique, vertigineuse, conçue pour le sacre. À partir de Louis VIII (1223), presque tous les rois de France seront couronnés ici : on dénombre, jusqu'à Charles X en 1825, vingt-cinq sacres. Le 17 juillet 1429, c'est ici que Jeanne d'Arc voit Charles VII recevoir la couronne — ce pour quoi elle s'est battue, elle y assiste, debout dans la foule.
19 septembre 1914. L'armée allemande tient depuis quelques jours les hauteurs au-dessus de la ville. Les artilleurs visent — délibérément, semble-t-il — la cathédrale, qui sert de poste d'observation côté français et qui est aussi, à elle seule, un symbole de la France. Un obus enflamme les échafaudages dressés autour de la tour nord. Le feu se propage au beffroi, puis à la charpente en bois. La cathédrale brûle pendant plusieurs jours ; le plomb des toitures coule sur la statuaire, certaines parties s'effondrent. L'émotion dans le monde est colossale ; John D. Rockefeller Jr. débloque, quelques années plus tard, des fonds importants pour la reconstruction de Reims, Versailles et Fontainebleau.
L'architecte Henri Deneux passe les vingt années suivantes à la relever — et il innove : pour remplacer la charpente brûlée, il invente une structure en béton armé en forme de coque retournée, légère, ininflammable. C'est une première mondiale à cette échelle. Aujourd'hui, dans la chapelle axiale, des vitraux bleus de Marc Chagall (1974) ajoutent une couche de plus à ce mille-feuille d'époques : gothique du XIIIᵉ, plaies du XXᵉ, lumière du XXIᵉ. Vingt-cinq sacres et trois résurrections.
Voice: voice clone of Michel-Marie Maudet (Qwen-TTS synthesis) — the final version will be recorded in studio.
Vingt-cinq rois de France ont été sacrés ici. Et en septembre 1914, un obus allemand a mis le feu aux échafaudages — et au toit. La cathédrale a brûlé pendant trois jours.
L'histoire commence en 496, quand l'évêque Rémi baptise Clovis et fait de Reims, par cet acte, le lieu de naissance de l'union entre la royauté franque et le christianisme. Une première cathédrale, puis une autre, puis encore une autre. Celle qu'on connaît aujourd'hui est commencée en 1211 — gothique, vertigineuse, conçue pour le sacre. À partir de Louis VIII (1223), presque tous les rois de France seront couronnés ici : on dénombre, jusqu'à Charles X en 1825, vingt-cinq sacres. Le 17 juillet 1429, c'est ici que Jeanne d'Arc voit Charles VII recevoir la couronne — ce pour quoi elle s'est battue, elle y assiste, debout dans la foule.
19 septembre 1914. L'armée allemande tient depuis quelques jours les hauteurs au-dessus de la ville. Les artilleurs visent — délibérément, semble-t-il — la cathédrale, qui sert de poste d'observation côté français et qui est aussi, à elle seule, un symbole de la France. Un obus enflamme les échafaudages dressés autour de la tour nord. Le feu se propage au beffroi, puis à la charpente en bois. La cathédrale brûle pendant plusieurs jours ; le plomb des toitures coule sur la statuaire, certaines parties s'effondrent. L'émotion dans le monde est colossale ; John D. Rockefeller Jr. débloque, quelques années plus tard, des fonds importants pour la reconstruction de Reims, Versailles et Fontainebleau.
L'architecte Henri Deneux passe les vingt années suivantes à la relever — et il innove : pour remplacer la charpente brûlée, il invente une structure en béton armé en forme de coque retournée, légère, ininflammable. C'est une première mondiale à cette échelle. Aujourd'hui, dans la chapelle axiale, des vitraux bleus de Marc Chagall (1974) ajoutent une couche de plus à ce mille-feuille d'époques : gothique du XIIIᵉ, plaies du XXᵉ, lumière du XXIᵉ. Vingt-cinq sacres et trois résurrections.
Le saviez-vous
« L'Ange au sourire » — l'une des statues du portail nord, célèbre pour son sourire un peu mystérieux — a perdu la tête dans l'incendie de 1914. La tête a été retrouvée dans les gravats, en morceaux. On l'a recollée, elle a été remise en place, et c'est elle qu'on voit aujourd'hui. Réparée, mais avec son sourire intact.
Cette voix te parle ?
Murmure chuchote aussi 47 000 autres lieux quand tu passes à côté.
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