ES
Murmure

Ouvrage d'art contemporain · 2001 — 2004

Le Viaduc de
Millau

Millau · Aveyron

Coordonnées
44.078°N · 3.022°E
Période
XXIᵉ s. (chantier 2001 — 2004)
Concepteurs
Michel Virlogeux · Norman Foster
Ouvrage
Pont à haubans, 2 460 m de long, 343 m de haut
Le viaduc de Millau, pont à haubans franchissant la vallée du Tarn
Photo : Wikimedia Commons

El relato

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Plus haut que la tour Eiffel à son point culminant. Conçu par un ingénieur dont presque personne ne sait le nom — Michel Virlogeux. Habillé par un architecte mondialement connu — Norman Foster. Une histoire très française.

L'autoroute A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers a longtemps eu un goulot d'étranglement : la traversée du Tarn, à Millau. La nationale 9 descendait dans la vallée, traversait la ville, remontait sur l'autre versant — les bouchons d'été y étaient un classique du JT de 20 heures. À la fin des années 1980, l'idée naît de franchir la vallée par le haut, en pont. La SETRA — l'administration française des grands ouvrages — confie l'étude à Michel Virlogeux, l'ingénieur de chef du pont de Normandie. Il imagine un viaduc à haubans, posé en équilibre sur sept piles très fines, qui survole le Tarn à plus de 270 mètres.

Pour le concours d'architecture, on lui adjoint Norman Foster — l'agence britannique star, qui a fait l'aéroport de Hong Kong et la coupole du Reichstag. Foster apporte la silhouette : des pylônes effilés, comme des voiles, qui s'évasent vers le sommet. La concession est confiée à Eiffage. Le chantier commence en 2001. Les piles s'élèvent par coulage continu de béton ; le tablier d'acier est lancé depuis les deux rives, par poussées de quelques mètres, et se rejoint au milieu en 2004. C'est ouvert en décembre, par Jacques Chirac. Coût total : environ 400 millions d'euros, intégralement privés.

Aujourd'hui, à certaines heures, les nuages restent dans la vallée du Tarn pendant que les tabliers émergent au-dessus. On traverse le viaduc à l'intérieur d'une voiture et on ne comprend pas tout de suite ce qu'on est en train de franchir — c'est trop grand pour l'œil. Il faut s'arrêter à l'aire de l'autoroute, en contrebas, pour le voir vraiment. Et là, on comprend qu'un patrimoine est en train de se construire, sous nos yeux. Pas encore historique. Bientôt.

Voz: clon vocal de Michel-Marie Maudet (síntesis Qwen-TTS) — la versión definitiva se grabará en estudio.

Plus haut que la tour Eiffel à son point culminant. Conçu par un ingénieur dont presque personne ne sait le nom — Michel Virlogeux. Habillé par un architecte mondialement connu — Norman Foster. Une histoire très française.

L'autoroute A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers a longtemps eu un goulot d'étranglement : la traversée du Tarn, à Millau. La nationale 9 descendait dans la vallée, traversait la ville, remontait sur l'autre versant — les bouchons d'été y étaient un classique du JT de 20 heures. À la fin des années 1980, l'idée naît de franchir la vallée par le haut, en pont. La SETRA — l'administration française des grands ouvrages — confie l'étude à Michel Virlogeux, l'ingénieur de chef du pont de Normandie. Il imagine un viaduc à haubans, posé en équilibre sur sept piles très fines, qui survole le Tarn à plus de 270 mètres.

Pour le concours d'architecture, on lui adjoint Norman Foster — l'agence britannique star, qui a fait l'aéroport de Hong Kong et la coupole du Reichstag. Foster apporte la silhouette : des pylônes effilés, comme des voiles, qui s'évasent vers le sommet. La concession est confiée à Eiffage. Le chantier commence en 2001. Les piles s'élèvent par coulage continu de béton ; le tablier d'acier est lancé depuis les deux rives, par poussées de quelques mètres, et se rejoint au milieu en 2004. C'est ouvert en décembre, par Jacques Chirac. Coût total : environ 400 millions d'euros, intégralement privés.

Aujourd'hui, à certaines heures, les nuages restent dans la vallée du Tarn pendant que les tabliers émergent au-dessus. On traverse le viaduc à l'intérieur d'une voiture et on ne comprend pas tout de suite ce qu'on est en train de franchir — c'est trop grand pour l'œil. Il faut s'arrêter à l'aire de l'autoroute, en contrebas, pour le voir vraiment. Et là, on comprend qu'un patrimoine est en train de se construire, sous nos yeux. Pas encore historique. Bientôt.

Le saviez-vous

Le viaduc « respire » : la chaleur dilate l'acier du tablier, et l'ensemble peut s'allonger de plus de 30 centimètres entre une nuit froide d'hiver et un après-midi de canicule. Des joints spéciaux, à chacune des extrémités, absorbent ces mouvements — sans quoi le pont se fendrait sur lui-même.

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