Aqueduc romain · Patrimoine mondial · Iᵉʳ s.
Le Pont
du Gard
Vers-Pont-du-Gard · Gard
Die Geschichte
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Trois rangées d'arches, pas une goutte de mortier — et un canal qui ne descendait que de quelques centimètres par kilomètre. Le détail le plus dingue, c'est celui-là.
Au Iᵉʳ siècle, Nîmes — Nemausus — a soif. Les ingénieurs romains vont chercher l'eau du côté d'Uzès et la ramènent à la ville par un aqueduc d'une cinquantaine de kilomètres. Le problème : entre la source et l'arrivée, le terrain ne descend presque pas. La pente moyenne du canal est de l'ordre de vingt-cinq centimètres par kilomètre. Construire ça à la main, en suivant les courbes du relief, sans niveau laser : c'est ça, l'exploit. Bien plus que le pont lui-même.
Le Pont du Gard, c'est juste l'endroit où l'aqueduc doit franchir la vallée du Gardon. Trois étages d'arches, près de 49 mètres de haut, plusieurs centaines de mètres de long à l'origine. Les blocs — certains pèsent plusieurs tonnes — sont posés à sec, taillés pour s'emboîter, hissés par des grues à roue. On a laissé exprès des pierres en saillie sur les piles : c'étaient les supports d'échafaudage, et on s'est dit qu'on reviendrait les retirer. On n'est jamais revenu.
L'aqueduc a coulé environ cinq siècles, puis le calcaire l'a peu à peu bouché et on l'a abandonné. Le pont, lui, a survécu parce qu'on s'en servait : pont routier au Moyen Âge, péage, et même — au XVIIIᵉ siècle — un élargissement du tablier du bas pour laisser passer les diligences. Ce que peu de gens regardent en passant dessous : à l'intérieur du conduit, tout en haut, le dépôt de calcaire est encore là, épais. Le tartre d'une canalisation vieille de deux mille ans.
Stimme: Stimmklon von Michel-Marie Maudet (Qwen-TTS-Synthese) — die endgültige Fassung wird im Studio aufgenommen.
Trois rangées d'arches, pas une goutte de mortier — et un canal qui ne descendait que de quelques centimètres par kilomètre. Le détail le plus dingue, c'est celui-là.
Au Iᵉʳ siècle, Nîmes — Nemausus — a soif. Les ingénieurs romains vont chercher l'eau du côté d'Uzès et la ramènent à la ville par un aqueduc d'une cinquantaine de kilomètres. Le problème : entre la source et l'arrivée, le terrain ne descend presque pas. La pente moyenne du canal est de l'ordre de vingt-cinq centimètres par kilomètre. Construire ça à la main, en suivant les courbes du relief, sans niveau laser : c'est ça, l'exploit. Bien plus que le pont lui-même.
Le Pont du Gard, c'est juste l'endroit où l'aqueduc doit franchir la vallée du Gardon. Trois étages d'arches, près de 49 mètres de haut, plusieurs centaines de mètres de long à l'origine. Les blocs — certains pèsent plusieurs tonnes — sont posés à sec, taillés pour s'emboîter, hissés par des grues à roue. On a laissé exprès des pierres en saillie sur les piles : c'étaient les supports d'échafaudage, et on s'est dit qu'on reviendrait les retirer. On n'est jamais revenu.
L'aqueduc a coulé environ cinq siècles, puis le calcaire l'a peu à peu bouché et on l'a abandonné. Le pont, lui, a survécu parce qu'on s'en servait : pont routier au Moyen Âge, péage, et même — au XVIIIᵉ siècle — un élargissement du tablier du bas pour laisser passer les diligences. Ce que peu de gens regardent en passant dessous : à l'intérieur du conduit, tout en haut, le dépôt de calcaire est encore là, épais. Le tartre d'une canalisation vieille de deux mille ans.
Le saviez-vous
Le canal était couvert de dalles sur toute sa longueur, pour garder l'eau propre et fraîche. À l'arrivée à Nîmes, après une cinquantaine de kilomètres, l'eau n'avait perdu qu'une douzaine de mètres d'altitude sur tout le parcours.
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